Déclaration du Secrétariat Permanent à la Souveraineté Énergétique et aux Hydrocarbures — Parti Insaf

Le Comité Permanent à la Souveraineté Énergétique du Parti Insaf a tenu sa première réunion dans la soirée du samedi 6 juin 2026, au siège central du Parti, sous la présidence de Mme Khadija Mint Asghir Ould Ambarak, membre du Comité Permanent du Parti. Cette réunion s’est tenue dans le cadre du suivi des politiques nationales dans les secteurs de l’énergie et des hydrocarbures, et du renforcement de la contribution du Parti à la réalisation des objectifs de développement et de souveraineté énergétique.
Après avoir entendu l’exposé présenté par la Secrétaire Permanente sur la nouvelle structure organisationnelle adoptée par le Parti, le rôle dévolu au Secrétariat Permanent à la Souveraineté Énergétique dans l’accompagnement des politiques nationales relatives à l’énergie et aux hydrocarbures, ainsi que les résultats escomptés par la direction du Parti pour renforcer l’action partisane et soutenir les orientations nationales dans ce domaine ;
Ayant à l’esprit les objectifs ambitieux contenus dans le programme de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à réaliser la souveraineté énergétique et à consolider les bases d’un développement durable fondé sur l’exploitation optimale des ressources nationales ;
Et après des discussions approfondies et constructives entre les membres du Comité sur les diverses questions liées aux secteurs de l’énergie et des hydrocarbures, ainsi que sur les développements nationaux et internationaux y afférents ;
Le Comité Permanent à la Souveraineté Énergétique déclare ce qui suit :
Premièrement : Concernant l’ajustement des prix des hydrocarbures
Le Comité suit avec attention les répercussions des perturbations qu’ont connues les marchés énergétiques mondiaux au cours des derniers mois, en raison des tensions géopolitiques et de la guerre américano-iranienne, lesquelles ont entraîné un déficit notable dans les approvisionnements et une hausse sans précédent des prix du pétrole brut par rapport à leurs niveaux d’avant la crise.
Dans ce contexte, le Comité salue l’approche responsable adoptée par le Gouvernement dans la gestion de cette crise. Durant les quatre premiers mois de l’année en cours, le Trésor public de l’État a supporté des charges financières considérables, estimées à environ 33 milliards d’ancienne ouguiyas au titre des subventions aux hydrocarbures. La révision des prix a également été différée aussi longtemps que possible afin d’atténuer les répercussions de la crise sur les citoyens, parallèlement à une réduction de la part des taxes et droits appliqués aux carburants, ramenée de 36 % à 29 % du prix de vente au consommateur.
Le Comité souligne également le train de mesures sociales d’accompagnement approuvé par le Gouvernement, sous les hautes directives de Son Excellence le Président de la République, visant à protéger le pouvoir d’achat des couches vulnérables de la population — notamment l’élargissement des programmes d’aide sociale et la réduction des prix du gaz butane à usage domestique — réaffirmant ainsi la sollicitude constante de Son Excellence pour préserver les catégories les plus fragiles des effets des fluctuations économiques mondiales.
Deuxièmement : Concernant les informations en circulation sur la contamination de certains hydrocarbures
Le Comité exprime sa satisfaction quant aux mesures de contrôle et aux vérifications techniques engagées par les autorités compétentes pour examiner les informations en circulation relatives à la qualité de certains carburants dans un nombre limité de stations-service.
Le Comité affirme que la protection du consommateur et la garantie de la qualité des produits pétroliers constituent une priorité absolue pour les autorités publiques, et appelle à s’en tenir exclusivement aux informations émanant des organismes techniques compétents, en évitant de céder aux rumeurs ou aux informations non vérifiées susceptibles de semer la confusion parmi les citoyens.
Il salue en outre les efforts continus déployés par les autorités concernées pour renforcer le dispositif de contrôle et de qualité tout au long de la chaîne d’approvisionnement et de distribution, garantissant ainsi la sécurité des produits pétroliers et la protection des intérêts des consommateurs.
Troisièmement : Concernant l’électricité et la souveraineté énergétique
Le Comité salue les progrès tangibles que connaît notre pays dans la mise en œuvre de la vision de Son Excellence le Président de la République visant à réaliser la souveraineté énergétique, une vision fondée sur la sécurisation d’une électricité fiable et à des prix abordables, grâce au recours croissant aux ressources nationales de gaz naturel et d’énergies renouvelables.
C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet de développement de trois grandes centrales de production reposant sur les énergies renouvelables et le gaz naturel, outre le développement des réseaux de transport qui permettront de relier toutes les capitales régionales. Le projet comprend également des programmes intensifs d’électrification du milieu rural, dans le cadre de l’objectif stratégique d’assurer l’accès universel de tous les Mauritaniens à l’électricité à l’horizon 2030.
En conclusion, le Comité Permanent à la Souveraineté Énergétique réaffirme son engagement à accompagner la mise en œuvre des politiques nationales dans les secteurs de l’énergie et des hydrocarbures, et à mobiliser l’opinion publique autour des acquis réalisés et des défis à relever, au service de l’intérêt national supérieur et en soutien à la dynamique de développement global que connaît le pays.
Fait à Nouakchott, le 6 juin 2026
Secrétariat Permanent à la Souveraineté Énergétique et aux Hydrocarbures
Parti Insaf



