Le Parti El Insaf organise un colloque de haut niveau sur la bonne gouvernance

Le parti El Insaf a lancé, samedi 26 octobre 2024, au Palais international des Congrès « Al Mourabitounes », les travaux d’un colloque de haut niveau qui dure deux jours sous le thème : » la bonne gouvernance, entre l’engagement ferme de l’Etat et l’adhésion sincère des élites et de la société ».
L’ouverture de ce forum a été marquée par le discours prononcé par le président du parti, M. Sid’Ahmed Ould Mohamed, qui a placé le colloque dans son contexte politique, affirmant qu’il s’inscrit dans une série d’activités politiques et intellectuelles qui se tiennent en soutien et parallèlement à la mise en œuvre, par le gouvernement du Premier ministre, M. Mokhtar Ould Diay, du programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.
Le président du parti a par la suite affirmé que tous sont appelés à s’engager fermement dans la lutte contre la gabegie qui constitue, si elle n’est pas éradiquée, une véritable menace pour notre avenir, chose dont Son Excellence le Président de la République a pris conscience et s’est engagé à combattre avec fermeté, considérant cette lutte comme une action stratégique et vitale pour l’avenir du pays.
A la suite du discours introductif du Président du Parti, le thème principal du colloque a été abordé sous la présidence du vice-président du parti, M. Mohamed Yahya Ould Horma, et l’intervention avisée de l’expert Mohamed Abdallahi Moktar Salem, qui ont donné la définition commune de la gabegie (corruption) et passé en revue les plus importantes expériences de lutte contre ce fléau.
Le colloque s’est poursuivi par le premier panel évoquant l’adhésion des élites et le comportement civique comme clés de réussite de toute politique de transparence et de lutte contre la corruption. Ce panel était présidée par Mme Lalla Camara avec comme intervenants, MM. Seyid Ould Bah, Wane Birane, Dah Ould Khtour, et comme membres, Boubecrine Ould Ahmed, Derdiri Ould Maata, Zeini Ahmed El Hady, Moussa Ould Hamed, Mohamed Lemine Ould El Vadhel, Mohamed Mahmoud Sedgh et Sid’Ahmed Mohamed Hamadi (Vouad). Ils ont débattu de thématiques importantes liées au rôle des institutions sociales, religieuses, économiques, civiles et médiatiques dans la lutte contre ce fléau.
La deuxième session dont le thème est » le cadre juridique et institutionnel pour la lutte contre la corruption et la gabegie » était présidée par M. Sow Adama Samba. Elle avait pour rapporteur M. Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Saleh et, comme membres, MM. Aly Fall Thiam, Mohamed Abbe El Jailani, Driss Horma et Abidine El Kheir. Les intervenants à ce panel ont discuté des divers instruments garantissant une lutte efficiente contre la corruption comme le stipule la loi.
La troisième session de cet important colloque portant le thème « transparence de la vie publique et l’obligation de rendre compte, gages essentiels pour la bonne gouvernance et la limitation de l’impact des pratiques gabégistes » était présidée par M. Ahmed Youra Haye et avait pour rapporteur M. Mohamed Lemine Hamadi.
Cette session avait pour membres : Moulay Gaouad, Marième Kane, Yahya Abdel Dayem, Saadbouh Regad et Haroun Ideghbi. Elle a permis de discuter du rôle de la numérisation dans la modernisation de la quête de transparence et la détection des fonds illicites.
La première session consacrée aux débats intitulée : « Consacrer la bonne gouvernance comme pratique et gagner la bataille contre la corruption : Une voie durable vers la mobilisation des ressources, la lutte contre les inégalités et la promotion du développement économique », était présidée par Mme Aicha Vall Vergès. Elle avait comme rapporteur M. Mohamed Ould El Abed, et comme membres MM : Mohamed Chérif, Brahim Vall Mohamed Lemine et Abdallahi Awah. Les discussions ont tourné autour de l’efficacité de la collecte des impôts dans la promotion de la bonne gouvernance, l’amélioration du bien-être des citoyens, l’augmentation de l’investissement dans le capital humain et son rôle dans la lutte contre la corruption.
Il convient de mentionner que ce colloque a vu la participation d’experts dans le domaine de la bonne gouvernance et d’un large public intéressé par les questions liées à la lutte contre la corruption et la nécessité de faire de la transparence dans la vie publique une action de tous les jours.